vendredi 27 mars 2009

Lumières sur le portrait-mystère : le bon camarade Eugène Figuière

Bon sang, mais c'était bien sûr ! Notre bonhomme aux bajoues conviviales ne pouvait être un autre que l'éditeur hyperactif Eugène Figuière (1882-1944). J'entends déjà les participants qui se sont cassés la dent bibliophile sur l'identité de notre héros, s'exclamer d'auto-indignation en relisant l'indice clarissime où il fut question de fruit chu, de caprification, et d'un trop exotique banian, et en s'apercevant fort tard - trop tard - que c'était ainsi les placer à l'enseigne du figuier, de l'arbre qui servit de marque transparente à notre éditeur. Quant à l'indice ultime, il se contentait de lister quelques-uns des auteurs publiés à ladite enseigne, hors René-Louis Doyon qui n'y publia pas mais fit ses propres armes éditoriales chez l'ami Figuière, Marie Laurencin, qui y donna ses premières illustrations livresques en 1912, et Saint-Pol-Roux, qui manqua de peu commettre quelque infidélité envers le Mercure de France pour paraître sous le fructueux figuier. Nous en reparlerons. En attendant, on s'infligera - et avec le sourire - cette petite page d'auto-promotion retrouvée dans l'annuaire général des lettres pour 1932, et on félicitera -oui, oui, toi aussi, visiteur et beau joueur - l'ami perspicace C. Arnoult, maître-entoileur du blog Han Ryner, qui, seul, donna la juste réponse.

3 commentaires:

Yves Letort - Feuilles d'automne a dit…

Pfff, facile, je l'savais !

Jean-Paul Louis-Lambert a dit…

Extrait de la bibliographie de Pierre Jean Jouve pour l'année 1911 :
- "Les Ordres qui changent", Paris, Eugène Figuière, achevé d’imprimer le 2 juin 1911.
- "La Rencontre dans le carrefour", Paris, Eugène Figuière, achevé d’imprimer le 12 juin 1911.
- "Les aéroplanes", Paris, Eugène Figuière, achevé d’imprimer le 4 novembre 1911.
Tous livres reniés par Jouve et aujourd'hui introuvables.

http://www.pierrejeanjouve.org/Jouve-Bibliographie/Jouve-1_1909-1921_Unanimisme_Progressisme_Pacifisme-Une_Oeuvre_reniee.html

Longue vie aux Fééries intérieures !

C. Arnoult a dit…

Je n'imaginais pas du tout Figuière comme ça... En tout cas, c'est un excellent document - et même deux avec le prospectus "représentatif de la bonne camaraderie" - que vous nous avez fourni là, cher SPiRitus !
Figuière a effectivement bien aidé Ryner en ayant le courage d'éditer en 1911 le "Cinquième évangile", dont la publication commencée dans "La Phalange" avait entraîné, paraît-il, une vague de désabonnements...